Samir Nasri : " La critique ? J’en ai rien à foutre ! "

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Mardi, le Onze Mondial numéro 303 est sorti en kiosque avec en couverture Samir Nasri. Le milieu offensif du FC Séville s’est longuement confié au magazine français, devenu mensuel depuis peu. Avec franc parlé habituel, le « Petit Prince » a répondu à toutes les questions du journaliste. Durant l’entretien, le natif de Marseille a notamment évoqué les critiques. Punchlines.

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Retour sur sa carrière

" Comme elle s’est déroulée. Je n’ai aucun regret dans ma carrière, dans mes choix de clubs. J’ai toujours privilégié le sportif. Partir à Arsenal, c’était le choix parfait. J’ai joué dans un grand club, j’ai eu la possibilité d’être titulaire, j’ai découvert le haut niveau, la Ligue des Champions. Dès ma première année, j’ai joué une demi-finale de C1.

Après trois ans à Arsenal, je suis parti à Manchester City pour remporter des trophées. C’est ce que j’ai fait. Je pense avoir été cohérent. Durant ma jeunesse, je n’ai jamais pensé au financier. Et pour moi, ça, c’est très important. Si tu es bon sur le terrain, forcément, les contrats avec des gros chiffres arrivent. Le sportif avant tout. "

OM

Nasri

"Il y a un projet ambitieux, avec la volonté de recruter de bons joueurs, de remettre l’OM sur le devant de la scène. Tout supporter de l’OM devrait s’en réjouir pour le moment. Si j’y crois ? Je ne sais pas. Il faut voir. Il y a des gens de son ancien club, les Dodgers, qui se sont plaints de sa façon de gérer les choses. Mais pour l’instant, il a tout bien fait. Il a recruté un bon coach, puis un directeur sportif, en sachant que les deux vont travailler en binôme. Il a mis Jacques-Henri Eyraud président, il a l’air passionné. C’est bien".

Les Bleus

Nasri

" J’ai raté deux Coupes du Monde. Ça m’a grave touché. Ce qui s’est passé après l’Euro 2012, ça m’a énormément touché aussi. Pendant un mois, j’étais partout. Tout le monde faisait des reportages sur moi, j’ai été traité de racaille, d’enfant mal éduqué.

Tout ça a touché mes parents aussi. Donc, plus jamais ça. Désolé les amis. Il y a d’autres joueurs, une vraie belle génération, qui vient de faire une finale d’Euro. Griezmann, Pogba, Varane, Coman, Martial… Ils sont bons les gars ! Deschamps ? Je ne m’entends pas avec lui, je n’ai pas envie de travailler avec lui, ce n’est pas un mec de parole. Je n’ai même pas envie de parler de lui. Il m’a oublié, je l’ai oublié. C’est mieux comme ça "

La critique

" J’en ai rien à foutre. Franchement, j’en rigole. Après, ça peut affecter les gens de ma famille parce qu’ils ne sont pas forcément préparés à ça. Mais moi j’en rigole comme pas possible (Il sourit). Parle, parle, parle. Tu vas faire quoi ? Tu ne vas rien faire du tout. Je continue à jouer, à faire plaisir aux supporters que j’ai, je continue à gagner ma vie et voilà."

Les polémiques

" Je suis qui je suis. Il ne faut jamais renier qui tu es. Chasse le naturel, il revient au galop. Tu peux faire ce que tu veux, tu seras toujours le même. Après, tu évolues avec le temps, tu changes un petit peu.

Mais si je perds un match, que je passe devant la presse et qu’un journaliste me dit : " Casse-toi ". Je dois lui répondre quoi : " Merci monsieur " ? Non, ça n’existe pas, ça. Je vais l’insulter comme je l’ai insulté et c’est tout. Quand je dis " Ferme ta gueule " au gars de L’Équipe, c’est parce que cette année-là, j’ai signé à Manchester City, qu’on m’a traité de mercenaire et qu’en plus de ça, pendant les matchs de préparation, les gars voulaient à tout prix que je sorte de l’équipe. Alors quand je marque le but contre l’Angleterre, c’est mon moment d’expression.

Et ce qui me vient, c’est " Ferme ta gueule ". Donc ouais, ferme ta gueule. Et puis le journaliste de L’Équipe, Sébastien Tarrago me demande en conférence de presse comme j’avais été élu homme du match : " Le ferme ta gueule était destiné à qui ? ". J’ai répondu : " À vous, le journal L’Équipe ". Mais lui, je m’entends bien avec lui. "

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